Home»A la une»A l’opposition sénégalaise : sachez que «La politique, c’est la guerre sans bain de sang, tandis que la guerre est la politique avec.» Mao Zedong.

A l’opposition sénégalaise : sachez que «La politique, c’est la guerre sans bain de sang, tandis que la guerre est la politique avec.» Mao Zedong.

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On ne réinvente pas la démocratie ! Pourquoi ? Parce que la démocratie est, en tant que concept et non en tant que régime, immuable et régie par des principes intemporels au-delà de toutes considérations politiques ou, devrait-on dire, politiciennes. En effet, les régimes politiques qui portent aujourd’hui le nom de démocratie sont innombrables si bien qu’en donner une définition unique est impossible. Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il faut poursuivre l’amélioration « du gouvernement du peuple par le peuple ». C’est-à-dire, les modalités de la démocratie, à savoir tous les éléments qui structurent le déroulement de la vie politique et qui semblent être à bout de souffle.

Ce n’est donc pas le fond qu’il faut repenser, mais la forme, l’actualisation de la démocratie, tout en se rappelant qu’un format unique n’est pas non plus la meilleure réponse pour redonner confiance et fierté au peuple. Ce à quoi s’attèle bien évidemment le président Macky SALL depuis  2012 et dont le Référendum de 2016 constitue une preuve évidente. En effet, les modalités de la démocratie peuvent être différentes selon les pays, dans le respect de la diversité culturelle. Dans ce sens, le modèle sénégalais reste un exemple vivant  et une référence dans ce monde  Certes, c’est bien le peuple qui décide, mais beaucoup d’hommes et de femmes doutent de la sincérité de beaucoup de nos hommes politiques vu leur discours incendier et va-t en guerre pour la conquête du pouvoir.

Or, la confiance et le respect envers l’autorité politique et les Institutions de la République sont cependant vitaux pour les communautés et les sociétés, particulièrement dans les démocraties. Lorsqu’ils manquent, les tendances populistes, fascistes voire dictatoriales peuvent trouver un terrain fertile. Situation que nous avons vécue avec souffrance durant le précédent régime. «La politique, c’est la guerre sans bain de sang, tandis que la guerre est la politique avec. » Mao Zedong. La non-violence n’est pas une vertu confinée, à pratiquer par l’individu pour sa paix et son salut final, surtout pour un homme politique qui se veut homme d’Etat. La non-violence est une règle de conduite pour la société dans la mesure où il s’agit d’y vivre en cohérence avec la dignité humaine. C’est dire que la non-violence et non la passivité, doit être une valeur de référence pour un homme d’Etat qui se dit démocrate et républicain. Dans une démocratie, on ne peut prétendre à la Magistrature suprême, en faisant de la politique une guerre avec bain de sang.

Ou alors, on se situerait dans le camp des fascistes, voire des dictateurs. Installer l’inquiétude et la peur dans les populations qui sont justement appelées à élire leur président de la république, à travers la presse, les plateaux de  télévision, ne devrait être une démarche encore moins le discours d’un candidat en compétition. Mais  il est un autre espace de campagne qui joue un rôle extrêmement important, espace où des responsables de l’opposition, s’expriment indirectement pour mettre le pays en ébullition : il s’agit des réseaux sociaux. Chercher à s’imposer dans les réseaux sociaux par des insultes, des menaces envers  l’autorité politique et des appels à l’incivisme, c’est reconnaitre d’avance un manque d’arguments pertinents  à l’endroit des populations. C’est aussi manifestement, un manque notoire de maturité politique de la part de cette horde d’hommes politiques.

Le plus grave et dangereux, est que ces discours sont relayés dans les réseaux sociaux par des gens  à l’extérieur du pays, qui n’ont de sénégalais que de nom. Alors même que dans leur pays de résidence, la démocratie est mise en mal par des mouvements sociaux sans commune mesure.  Vendre  de la violence à travers les réseaux sociaux pour l’opposition sénégalaise  afin d’exister politiquement, reste l’unique projet de société et programme qu’elle nous propose. Avant,  elle nous proposait comme programme : Abdoulaye Wade et Karim WADE. Aujourd’hui, elle nous propose : le feu et le sang comme  leur seul programme pour les populations sénégalaises. Il est évident que cette opposition vient d’accéder au stade jubilatoire de la désillusion. « Le corps politique, ainsi que le corps humain, a ses charlatans ». Francis Bacon

Alioune Ndao FALL

Secrétaire national

Chargé de la Diaspora.