Home»A la une»Abdou Karim Fofana (Apr) : «Les hommes politiques qui n’ont d’existence que médiatique ont intérêt à changer…»

Abdou Karim Fofana (Apr) : «Les hommes politiques qui n’ont d’existence que médiatique ont intérêt à changer…»

1
Shares
Pinterest Google+

Abdou Karim Fofana responsable de l’Alliance pour la République revient ici sur la collecte des parrains pour la présidentielle. Le Directeur de l’Agence de Gestion du Patrimoine Bâti de l’État (Agpbe), dit toute sa satisfaction.

L’heure est au parrainage. Après quelques jours sur le terrain, pouvez-vous tirer quelques enseignements?

Ça peut être éprouvant comme activité, mais le charme est que chaque homme politique est désormais obligé d’avoir une relation directe avec des électeurs et des activités de terrain dans au moins 7 des 14 régions du pays. Les hommes politiques qui n’ont d’existence que médiatique auront intérêt à changer de fusil d’épaule.
Le principal enseignement que j’en tire, c’est que les gens sont conscients que le parrainage est une nécessité pour le suivi et la viabilité de notre démocratie. Nous savons que, qui parle de démocratie, parle de liberté d’ouverture, de liberté de candidature. Mais, dans le système actuel, il est impossible d’organiser une présidentielle avec 30 ou 40 voire cent candidats.
Le parrainage est une avancée démocratique très forte pour le Sénégal parce que c’est d’abord un système à filtre. Il permet au système politique de filtrer les candidatures en fonction de leur représentativité et non en fonction de leur capacité financière comme ça se faisait avec la caution. C’est une grande avancée et j’ai l’impression que les populations l’ont très bien compris. C’est la raison pour laquelle elles y adhèrent.

Quelles sont les difficultés particulières rencontrées?

La difficulté est que souvent il faut trouver les gens dans leur maison ; c’est vrai que ce n’est pas facile. Mais, c’est une occasion pour être au contact avec les populations pour les écouter sur la situation de la localité et du pays. Leurs avis sont très importants pour le fonctionnement du pays. Pour recueillir les parrainages, chaque parti s’organise à partir d’une stratégie ; nous, nous avons choisi à Fann Point et Amitié de nous organiser autour d’une coordination communale où chaque responsable va chercher ses parrains par ses affinités ou par quartier du point de vue géographique. Nous comptons après ce que nous avons pour le verser au niveau départemental puis régional et ensuite national. En une semaine, nous récoltons mille signatures. C’est près de la moitié de ce qui est demandé à la région de Dakar.

Vous avez atteint la barre des 1000 parrains dans votre commune de Fann-Point E-Amitié comme vous le dites.  Est-une raison d’être confiant pour la suite et surtout pour le scrutin de février ?

Nous avons quatre mois pour y arriver. Cependant, en une semaine, nous avons pu avoir mille parrains. C’est une très bonne chose. Ça montre que la présidentielle intéresse vraiment les Sénégalais. Dans la coalition Benno bokk yakaar, nous avons à mobiliser tous ces gens qui souhaitent la candidature de Macky Sall.

Sensite.sn