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Aliou Dia : «La campagne de la commercialisation de l’arachide est menacée…»

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Malgré le prix du kilogramme de l’arachide fixé à 210f par l’Etat du Sénégal, la campagne de la commercialisation de l’arachide est sérieusement menacée .C’est du moins l’avis du porte-parole de la Commission Nationale de Suivi de la Campagne Agricole  qui en marge du gamou annuel de Mbeuleukhé n’a pas caché son inquiétude. Pour Aliou Dia, « la campagne arachidière est menacée car les chinois ont investi les champs. Ils achètent à bord champ ce qui n’était pas dans les accords. Ils ont été autorisés à faire de l’exportation mais pas de la commercialisation ». Pour le haut conseillé des collectivités territoriales, « la commercialisation est du ressort des opérateurs et du fait que ces derniers sur le plan financier ne sont pas armés ; ils ne peuvent pas concurrencer les chinois qui, avec des sacs remplis d’argent, investissent les champs. »

Pour régler ce problème qui guette la filière arachidière, l’ex député invite  l’Etat à prendre ses responsabilités et aux producteurs au patriotisme économique. Pour lui, ils gagneraient à vendre leur arachide aux points de collecte pour y pouvoir retourner dans quatre ou cinq mois pour réclamer des semences de qualité ».Le maire de Mbeuleukhé d’ajouter «  il va falloir qu’on sensibilise davantage les producteurs sinon la filière risque d’être hypothéquée par les chinois qui concurrencent sérieusement l’Etat du Sénégal .  Le Sénégal selon Aliou Dia «  sa principale culture de rente c’est l’arachide car elle cultivée dans  14.000 villages du Sénégal et pour les autres villages qui n’en font pas la pratique vous y trouvez des vendeurs de foin, des éleveurs qui utilisent les pailles d’arachide ».

L’homme au fez rouge se rappelle  qu’en 1985,une telle situation était connue dans ce pays .L’Etat avait pris des décrets empêchant la circulation de l’arachide de région en région .On qualifiait l’arachide saisie par la gendarmerie de fraude et c’était pour permettre à nos huileries de pouvoir disposer de matière première leur permettant de pouvoir travailler et de faire travailler des sénégalais donc il est important que chaque sénégalais comprenne qu’en 2009, on a failli perdre la filière parce que la production n’avait pas dépassé 27.000 Tonnes et pour un besoin de 72.000 tonnes comme semence, le président de la République à l’époque était obligé de décaper les hangars de la SONACOS pour pouvoir satisfaire les huileries »

« Il faut qu’on le dise les semences sont menacées, la filière est hypothéquée » conclue-t-il. »

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