Home»A la une»  Birahim Seck : «Si tout ce que l’on disait sur l’exploitation des minerais n’était pas la vérité, nous serions déjà en prison»  

  Birahim Seck : «Si tout ce que l’on disait sur l’exploitation des minerais n’était pas la vérité, nous serions déjà en prison»  

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Birahime Seck dit toute la détermination du Forum civil,  à œuvrer pour livrer aux Sénégalais la manière dont leurs ressources naturelles sont gérées. Il répond ainsi à la ministre des Mines et de la Géologie Sophie Gladima qui accusait la Société Civile de « désinformation». C’était  en marge d’un atelier de formation des journalistes sur le blanchiment des capitaux.

Qu’est-ce que vous pensez des déclarations  de la ministre des Mines et de la Géologie sur la Société Civile ?

Je demande aux organisations de la Société civile de continuer à se battre pour atteindre leurs objectifs tout en sachant que notre travail n’est pas de tout repos. La Constitution nous a spécifiés qu’en ce qui concerne les ressources naturelles, la population sénégalaise en est bénéficiaire donc, nous devons à notre niveau, informer les populations de l’utilisation ou de la disposition de ses biens (pétrole, gaz zircon) par le gouvernement et les exploitants. Et si tout ce que l’on disait sur l’exploitation de ces minerais n’était pas la vérité, nous serions déjà derrière les barreaux.

Elle dit que vous désinformez au lieu d’informer…

Ceux qui nous gouvernent n’ont rien de plus que nous. On a été dans les même écoles, Alors le vrai débat c’est que depuis trois ans, la Société civile demande à ce que le gouvernement publie le rapport sur Petrotim, de l’IGE. Si le président de la République veut éclairer la lanterne des Sénégalais, il n’a qu’à publier ces rapports. L’autre chose est que l’Etat du Sénégal doit nous faire part des conditions d’achats de combustible par la Senelec à hauteur de 193milliards de francs.  Que le gouvernement nous explique dans quelles conditions il a remis à une entreprise Turque un marché à Diamniadio. Qu’il nous dise dans quelles conditions Milicom a investi prés de 39 milliards FCFA en aout 2012. Il y a tellement de questions à se poser que d’animer des débats puérils.

Est ce que ces accusations du ministre  ne servent pas à intimider ou freiner votre élan ?

Si les propos du ministre avaient pour objectif de  nous intimider, c’est perdu d’avance. Car, cela ne fait que renforcer notre ardeur à aller plus loin dans notre quête de vérité.

 

Awa COULIBALY