Home»A la une»Demande d’expulsion de l’Ong Human rights watch : La leçon de Seydi Gassama à la Feder

Demande d’expulsion de l’Ong Human rights watch : La leçon de Seydi Gassama à la Feder

1
Shares
Pinterest Google+

La Fédération des enseignants du Sénégal (Feder) a fait de « l’expulsion » de la responsable du rapport de l’Ong Human rights watchs une exigence. Son coordonnateur Dame Mbodj indique que dès ce lundi, membres de cette organisation vont adresser un courrier au ministre de l’Intérieur pour cela. Parce que la responsable du rapport incriminant certains enseignants sur les harcèlements sexuels, à travers l’Ong, serait en train de « de porter atteinte à notre souveraineté nationale en mettant en cause ce que le Sénégal a de plus cher, c’est-à-dire son programme scolaire…» Pour cette raison, Mbodj et ses camarades demande au président de la République de l’expulser.

Cette demande semble scandaliser le Secrétaire exécutif d’Amnesty international/section Sénégal. «Se mettre là, à priver les enfants d’école pour demander son départ est non seulement inacceptable. L’Etat ne doit pas accéder à cette demande », a sommé Seydi Gassama, « très surpris par cette revendication incompréhensible de la Feder». «Demander que cette Ong soit renvoyée, une mauvaise décision à laquelle l’Etat ne doit pas accéder. Parce que ce serait un précédent extrêmement dangereux qui va ouvrir la porte à toute sorte de chantage», a-t-il ajouté.

Sur la même lancée, il indique ce samedi, sur Rfm, qu’au niveau international, ce serait une très mauvaise image non seulement pour l’Etat du Sénégal mais aussi pour ses enseignants, si ce vœu venait à être entériné. D’autant plus que «ce que Human rights watch a dit n’est pas une invention. Elle n’a jamais généralisé. Elle a même dit que ce n’est pas un problème particulier du Sénégal parce que le phénomène existe dans d’autres pays».

Seydi Gassama ne s’est pas privé de donner des conseils à Dame Mbodj et à ses camarades. Pédagogiquement ! «Les Ong de droits humains notamment ne sont pas des ennemis des syndicats. Au contraire nous considérons les syndicats comme des défenseurs des droits humains comme nous ; qu’il arrive qu’une Ong épingle un corps, une profession quelconque, bien sûr, la meilleure attitude, c’est de mener une étude pour montrer que cette Ong s’est trompée», a-t-il recommandé.