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ET SI ON PARLAIT DE GEORGE WEAH (Par Khadim Ndiaye, Historien )

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Cette semaine, l’ex-foorballeur devenu président de son pays, le Liberia, a décoré ses anciens entraîneurs, Arsène Wenger et Claude Le Roy, de la plus haute distinction de son pays, la médaille de « Knight grand commander of the humane order of african redemption » (« Grand commandeur et chevalier de l’ordre humain de la rédemption africaine »).
Vous avez bien lu hein. Wenger et Leroy sont chevaliers de l’ordre humain de la rédemption africaine!
Une décoration qui est fortement critiquée à l’intérieur de son pays. Le débat agite les Liberiens depuis quelques jours.
Arsène Wenger et Claude Le Roy sont certes de bonnes personnes qui méritent beaucoup d’égards, mais le geste du président est-il bienvenu dans un pays qui fait face à d’énormes défis.
Était-ce prioritaire?
Mister George ne fait-il pas aussi un mélange de genres?
Certes ces entraîneurs ont joué un grand rôle dans sa carrière de footballeur, mais doit-il utiliser en tant que président d’un pays, la plus haute distinction qui y existe, pour remercier des personnes qui n’ont joué qu’un rôle dans sa vie personnelle de footballeur?
Déjà que d’autres faits marquent l’ère Weah…
Sa présidence marque en effet le retour de la franc-maçonnerie à la tête de l’État. Le président Weah et sa vice-présidente, Jewel Howard-Taylor, sont tous les deux initiés. On peut craindre une mainmise de privés sur l’appareil d’État.
Autre fait majeur : le fils du président, Timothy Weah, lui aussi joueur de football, brille dans l’équipe nationale de football des…États-Unis.