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Exploitation des ressources naturelles : Mamadou Lamine Diallo apelle au reste de la Constitution de 2016

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Mamadou Lamine Diallo continue de dénoncer les accords annoncés avec entre les autorités sénégalaises les Turcs de Tosyali pour l’exploitation du fer de la Falémé. Selon lui, on doit respecter la constitution. «On ne peut pas maintenir dans la constitution votée en 2016 que les ressources naturelles appartiennent au peuple, et puis écrire dans le code minier que les ressources minières appartiennent à l’Etat, pour poursuivre une gestion autocratique par le Président de la République et ses affidés », a-t-il dit dans sq question économique hebdomadaire. Il marque sa surprise et son indignation sur «le silence coupable et complice de notre  constitutionnaliste en chef  chargé de garder les sceaux de la République».

Pour le député, «on ne  peut plus  faire confiance au jugement de Macky Sall après les échecs des  ICS bradées aux indiens et de Necotrans au Port de Dakar ». «Nous disons Halte et Non à Tosyali. Notre pays a besoin d’une charte de gouvernance des ressources minérales, sinon il va sombrer dans la malédiction des matières premières », a-t-il martelé.

Mamadou Lamine Diallo, spécialiste de la question du fer, défie même le gouvernement. «Je soutiens que  Macky Sall n’est pas aussi plus qualifié que moi pour traiter ce dossier, n’en déplaisent à ces nouveaux convertis au maquillage, embusqués à la Primature de Boun Dionne, et qui nous demandent de prier pour que cette nouvelle forfaiture aboutisse ! C’est triste pour la République !», a-t-il noté.

Par ailleurs, il a indiqué que «le Magal de Touba est une victoire du patriotisme économique». Charmé, il fait des propositions pour améliorer cet environnement économique. «Au vu des flux financiers à Touba, je propose de soutenir un fonds d’investissement adossé aussi  à des bons de la diaspora,  pour accompagner les politiques publiques visant à faire de Touba Mbacké, Diourbel, Kaffrine un pôle régional de développement », a-t-il dit.

Il informe que depuis quelque temps des économistes cherchent à évaluer l’impact économique du Magal de Touba au Sénégal au regard des flux financiers constatés. «Il ne faut surtout  pas se limiter à la seule consommation, mais aussi évaluer  hors variations saisonnières, la hausse de la production nationale des importations et des transferts venant de l’extérieur.
Il est bon de rappeler en plus des moments de festivités, et de partage « berndé » les valeurs prônées par Khadim Rassoul, la croyance (Ngëm), la vertu ( Jub) et le travail et l’altruisme ( Liggey)», recommande l’économiste.