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Honte à moi, avec fierté ! (Adama  Gaye)

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Faut-t-il en rire ? Ou en pleurer? Alors que dans le monde entier, la presse classique se meurt, que la lecture des journaux et l’audimat des radiotélés se rétrécissent comme peau de chagrin, que certains régimes y rajoutent une couche en faisant…assassiner quelque intrépide journaliste, trop curieux, le moins qu’une presse soucieuse de survie doit faire est de donner l’information majeure qui sollicite l’attention de son public.

Depuis hier, le Sénégal des chaumières ne bruit que d’un chiffre: 94 milliards cfa détournés. Vrai ou faux, voilà une piste pour qui veut animer le débat, soutenir la démocratie.

Or, c’est la morne plaine. Le silence. Ou des arguments fallacieux.

Ou est le procureur de la République?

Quand la presse charge l’auteur de la grave accusation, qui ne peut en être retourné? C’est quelle presse ça? Suicidaire? Sans doute?

Or donc, dirait Senghor, un des sites que je lis rarement est monté au créneau, se trompant de cible, pour tenter, pense-t-il, de m’accabler. J’en ris.

Je clarifie. Sur ce qu’il écrit.
1-Ai-je dit que Sidy Lamine Niasse était en audience. Je ne me suis pas rétracté. N’ayant aucun litige avec le patron de Walf, j’ai considéré, lui aussi?, le dossier clos.

2-Ibrahima Ndiaye, Ageroute, ferait l’objet d’un chantage de ma part, sur la surfacturation de Ila Touba. Sources solides des accusations gravissimes que je ne cesse d’énoncer à son encontre. Ce voleur n’ose pas lever le petit doigt. Au plus peut-il lâchement tenter d’actionner quelque mercenaire assoiffé de sous, adepte du trickle-down de la corruption. Je ris à gorge déployée et je maintiens. Tout ce que j’ai écrit sur lui, et le reste que je garde au chaud! J’ai même refusé la démarche de la soit-disante jumelle de Ibrahima Ndiaye. Mediation que J’ai rejetée.
Jeunes confrères, je compte plutôt sur vous pour creuser le lead que j’ai ouvert et non vous évertuer, même en voix solitaire, à défendre l’indéfendable. N’avez-vous pas honte de voler au secours d’un voleur portant le bonnet d’âne que son compère Mickey lui a donné ? Pan sur vos têtes!

3- Une presse ethniciste? Je suis fier d’avoir ouvert le débat, je ne retire pas une virgule de cette mise en garde salutaire, qui est de mon devoir. La plupart des acteurs visés directement ou non dans le texte en question sont des cadets, zéro problème avec eux, mais vigilance et rigueur. Je reste un Sénégalais desethnicisé: nombre de mes compatriotes partagent mes craintes. Ils l’ont exprimé.

4- Moustapha Cisse Lo? Je ne l’ai jamais évoqué dans mes écrits!

5- Jai attaque, par des questions, Boubacar Camara, avant de le rencontrer à nouveau. Vieille connaissance, il sait que je ne me suis pas déjugé. Lui même sait. Des voix fortes sont mêmes intervenues, du Sénégal et d’ailleurs. Franches explications. Amicales et cordiales retrouvailles. Je reste militant d’un Sénégal démocratique. Ou l’esprit critique fait avancer les causes justes à la différence de l’esprit de critique. Je ne me ferme aucune porte tant que je peux garder, défendre, mes postures intellectuelles. Sans jamais vendre ni perdre mon âme.

Le projet est simple: Debattons. Sans tabou. Pour faire avancer le schmilblick.

Le site offensant, diffamant, écrit que par mes selfies et le temps que je passe sur Facebook, j’agis en gamin. J’en ris.

Parce que d’une part adepte et théoricien connu de la techtonique des plaques numériques, ne pas en être un habitué aurait été l’aberration.

Parce que la vieille presse comme la vieille école se meurent, y compris la vieille diplomatie, toutes emportées par les tweets et l’instantanéité des réseaux sociaux, ainsi que le prouve la présence des selfies et tweets du President de la premiere puissance mondiale, je me demande au nom de quoi je resterai loin de ce qui transforme notre monde.

Le site sait-il qu’au Congrès de Vienne en 1871, les plénipotentiaires qui se réunissaient en Prusse voyaient leurs messages tomber dans l’obsolescence en raison du temps qu’ils passaient pour rallier leurs interlocuteurs. Frontières et distances géographiques sont maintenant mortes, effacées par les clics.

Desormais, par un tweet, qui touche la planète une fraction de seconde après sa rédaction, Trump affecte marchés et géopolitique. C’est un nouveau monde. Je n’ai pas honte d’en être.

Et croyez-moi, si les selfies n’existaient pas, les mêmes critiques seraient la pour dire que j’invente.

Pardon alors, si vous ne voulez pas, ne lisez pas, ne visitez pas ma page.

Parlons des 94 milliards que, selon Sonko, Mamour Diallo a détournés. Parlons des autres prédations contre notre nation -malheureuse nation !

Je m’excuse si j’ai offensé quelqu’un. Je tends une paume de main ouverte, pacifique et amicale en prêchant la paix et la serenite.

Sans limites. Meme à mes jeunes confrères de Leral dont le texte me concernant m’a laissé sur ma faim. Hélas.Peuvent mieux faire…

Ps: Ce que je fais dans la vie, mon vécu, mon business, transparents, et futuristes ne m’autorisent à perdre mon temps dans des querelles inutiles. Ma réthorique parfois violente, passagère, ne reflète pas qui je suis. Dans quelques jours, j’annoncerai un autre acte. Majeur. Mes selfies et mon engagement vont donc aller crescendo: qui n’a pas le goût ou le cœur de les supporter est prié de changer de chaîne -lol- mais ne pas être de ces voyeurs honteux et jaloux.

Seul l’Omnipotent peut mettre un terme à ce que je suis.

De grace alors parlons de ce qui peut sauver notre pays de sa dérive actuelle.

Je ne suis pas un problème. Plutôt producteur d’idéaux pour contribuer à l’avènement d’un meilleur devenir collectif. Yes we can.