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La sécheresse à l’horizon : Bientôt la faim d’un monde 

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Un pays qui regorge de toute sorte de richesses naturelles et humaines et vit un marasme économique et politique peut-il tendre vers et prétendre à l’émergence ? L’eau de robinet coulant difficilement, la pluie tardant aussi à baigner la sèche terre ! Quels paradoxe et cécité politique d’apprendre que notre nappe phréatique abonde en eau et que le fleuve déverse des milliers de mètres d’eau douce dans la mer salée. Qui ne peut le moins ne pourra jamais le plus ! Recueillir cette eau douce déferlante est plus aisée que ces projets chimériques de « désallinisation » de l’eau de mer !
Nous aurons beau rêvé de coupe du monde ou d’Afrique, nous ne récolterons que des coups du sort. Le Président, tout le monde le sait, ne respecte pas sa parole et, qui plus est, privilégie son Parti avant la Patrie.

Un chef qui emprisonne ou exile qui il veut peut-il bénéficier de la Baraka ? Un Président qui emprisonne un Khalifa injustement peut-il gouverner consciemment ? Un Président qui entend filtrer ses potentiels adversaires est-il un psychopathe ? Un Président paranoïaque peut-il lucidement être du côté de son Peuple qui l’a porté au pouvoir au moment où il n’était que l’ombre de lui-même ?  Lorsqu’un parvenu détient l’unique pouvoir de décision sur un pays entier, cela lui monte à la tête. Le poids de la charge prouve qu’il est incapable de porter seule la responsabilité. Alors il commence par mettre à l’épreuve les limites de ses droits. On dirait un gros bébé qui vient de recevoir un nouveau jouet. Il va se mettre à le tourner et retourner dans tous les sens. Il tire et arrache. Et le bébé d’embonpoint d’éclater de rire se croyant le plus rusé, le plus fort. Le pays a l’aspect d’une marionnette entre les mains de cet homme arrivé au pouvoir par surprise générale ! Tout lui appartient. Il domine comme il l’entend. Un seul projet : s’accrocher au pouvoir. Il change souvent les lois. Il ignore la honte car il se dédit ! En renversant l’ancien régime, ne disait-il pas qu’il va effacer du pays l’injustice et rétablir la dignité ? Il ne se le rappelle plus.
Et les pauvres paysans, ne bénéficiant d’aucune faveur du Chef, sont inquiets car ils attendent toujours la pluie. Selon un hadith bien révélé du Prophète, Dieu sera fâché s’Il constate que ceux, je veux dire ses missionnaires sur terre, qui devaient rendre la justice sont corrompus jusqu’à la moelle. Tout le monde le sait ! Malgré les nombreuses incantations des religieux citoyens « ordinaires » implorant le Seigneur de nous arroser de sa miséricorde, c’est comme si Celui-ci leur adresse des coups de corne et les enlace de la corde de l’indifférence : pas une seule goûte d’eau descendue. Ces interminables nuages qui peuplent le ciel semblent se disperser aux prières de ces religieux de position et non d’opposition. Parfois, la nature, narguant les enfants des pauvres paysans chantant : « mame yalla tawal walangane nguo khi nguokh », le ciel trop menaçant n’accouche pas sa libido sur terre. Et les herbes ne poussant pas, les animaux meurent et l’espoir vert n’est qu’imaginaire car tant de moissons enfouies dans le sol sont déjà pourries. Jamais dans l’Histoire, un tel phénomène ne pouvant pas s’expliquer scientifiquement mais spirituellement ne s’est pas produit dans les annales des paysans de la région qui pleuvait chaque jour au mois d’août. Les femmes des paysans croyaient qu’avec les « Bawounanes », Dieu sera plus sensible parce que ce que femme veut Dieu le veut ! Que dalle, les hommes ont bien « descendu » des versets mais la pluie ne « descend » toujours pas.
Quelle émergence, pardon quelle errance !
Le Chef très rusé en politique-politicienne sait pertinemment qu’il ne va plus compter des voix de son Peuple pour se faire réélire. Ce n’est plus sûr, il a tout juste besoin de cette échéance pour légitimer son règne qui devient problématique à vrai dire !

Mbaye DIOP