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L’AURORE ETERNELLE DE SIDY LAMINE NIASSE (Par H. Demba Fall)

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Et maintenant, couché dans l’Eternité, debout dans nos souvenirs, Sidy Lamine Niasse finit de nous convaincre, une fois de plus, de l’immortalité du fait historique. La terre sainte de Léona Niassène retrouve, dans ses entrailles, le fils voyageur qui ne l’a jamais quittée. Léona Niassène retrouve cet enfant d’un idéal de justice toujours porté, jamais renié. La plume et la voix vainquent le mystère de la mort pour les vivants.
Ce vendredi, une image touchante sur l’Autoroute à Péage. Des centaines de Sénégalais anonymes pour qui Sidy lamine Niasse est moins d’être anonyme. L’inconnu est dans leur quotidien par la magie du statut de porte-voix. Le visage reconnu s’est, chaque jour, invité dans leur demeure.
Notre « Mollah de Sacré-Cœur » a tiré sa révérence. J’entends des voix familières porter le témoignage des vivants lorsque l’oubli veut faire de la mort un désastre. Le souvenir est une victoire : L’Aurore de Sidy Lamine Niasse est éternelle dans l’histoire de la presse sénégalaise. Dans l’Histoire tout simplement.
Sidy Lamine Niasse est une boussole dans notre grand cheminement collectif. Qu’il ait séduit ou agacé, il a fini par s’imposer dans le patrimoine national. La liberté d’expression lui doit une capacité à faire commercer les idées. Il n’a pas eu peur du choc des opinions. Il n’a point redouté le vacarme post-déclaration. Voilà ce que l’Histoire pourrait retenir de ce combattant résolu.
Je pense également aux aînés. Pionniers dans le pluralisme médiatique, ils ont accompagné mes premiers pas à l’hivernage 1995 pour un premier stage. La touche très sociale de Walf m’intéressait fortement. Le journal m’a fait rêver par la manière dont il a couvert le procès sur l’assassinat de Me Babacar Sèye. Walf passait quotidien après avoir été un magazine.
Sidy Lamine Niasse a eu la main heureuse. Dans son compagnonnage avec les journalistes, il a su s’appuyer sur des signatures prestigieuses. J’ai choisi d’être stagiaire à Walf Quotidien parce que j’avais en modèle Jean-Meïssa Diop, Tidiane Kassé, Ousseynou Guèye et Abdourahmane Camara. Mon premier article a été publié par Jean-Meïssa Diop. Cela reste ! J’ai côtoyé des âmes généreuses professionnellement comme Seydou Sall, Seynabou Mbodj, Mamadou Bakary Traoré, Ibrahima Sakho, Demba Silèye Dia, Mamadou Biaye mon binôme dans la chronique du week-end, Abou Abel Thiam, Madiambal Diagne et mon camarade de promotion Mamadou Alpha Diallo.
Plus tard, est arrivée la radio avec Mame Less Camara. Abdou Sow dans la séquence professionnelle précédente, ce monsieur a une culture exquise. Il a la fibre formatrice. Il m’a accordé la même attention dont il entourait ses jeunes recrues d’alors : Mamoudou Ibra Kane, Yoro Dia, Alassane Samba Diop, Aliou Ndiaye, etc. Une famille avec les séances de thé et le fameux « bol de Sidy ».
Plus tard, j’ai quitté. Je n’ai jamais quitté Walf du cœur. J’ai toujours une part de Walf en moi. Merci à Sidy de nous avoir donné un espace d’expression. Merci à mes aînés de nous avoir couvés, nous, jeunes fraîchement sortis du CESTI.
Que Dieu accueille Sidy Lamine Niasse en Son Paradis.
                                                    Habib Demba Fall