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Le FRAAPP comme un seul homme pour « libérer » Guy Marius

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Les membres du Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricain (FRAPP) sont d’attaque. En conférence de presse ce matin, ce Font a enclenché un mot d’ordre de soutien à Guy Marius Sagna qui a bénéficié d’un deuxième retour de parquet pour deux tweets…

« Tout individu a droit à la vie, à la liberté et la sûreté de sa personne. Par ailleurs, il faut rappeler que toute personne a droit à ce que règne dans son propre pays un Etat de droit respectueux des droits fondamentaux .
Monsieur Guy Marius SAGNA est un citoyen honorable qui a l’amour de son pays et qui se bat pour son Peuple. C’est pourquoi il est indispensable de mener ce combat pour sa liberté. Ainsi nous dénonçons vigoureusement et avec toute l’énergie que cela requiert son arrestation, sa détention abusive et arbitraire et exigeons sa libération immédiate .
Monsieur Guy Marius SAGNA a été arrêté et détenu depuis le Mardi 16 Juillet 2019. Cette arrestation et cette détention n’étant soutenues par aucune base légale et ni soumises à aucune procédure judiciaire régulière, elles sont arbitraires et constituent des violations des dispositions de la Constitution sénégalaise, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, du Pacte International relatifs aux Droits Civils et Politiques des Nations Unies et de la Convention contre la Torture et les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Il est constant que l’arrestation et la détention de Guy Marius SAGNA sont consécutives à un des opinions librement et légalement exprimées reposant sur une vérité imparable, réelle et connue de tous. L’arrestation de Guy Marius SAGNA est une stratégie politique afin de l’empêcher de parler aux sénégalais. Pourtant, à son arrivée à la gendarmerie, les enquêteurs n’ont produit aucun acte ni fait allusion à aucune infraction qu’il aurait commise dans la formulation de ses opinions. Le seul argument de l’Etat du Sénégal tient à la « nature politique de la détention » est d’autant plus contraire aux dispositions des instruments internationaux que l’objectif visé par ces instruments est justement de protéger les individus contre ce type de privation de liberté.
Deux types de citoyens se font face à face au Sénégal , les uns proches du pouvoir sont couverts par le parapluie étatique qui permet de les absoudre de l’infraction la plus banale à l’infraction la plus élevée. Si Aliou Sall accusé du plus gros scandale du Sénégal indépendant, Yakham Mbaye insulteur public sur internet et Rama Macky qui annonçait l’assassinat d’un étudiant, ne sont pas inquiétés ,c’est parce-que nous avons une justice retenue par le président Macky Sall .Nous rappelons la résistance à l’oppression est un droit constitutionnel garanti .
Que force reste au libre exercices des libertés fondamentales.
Il suffit pas de désigner qui que ce soit , ni porter atteinte à la mémoire d’un défunt…mais pour dire clairement que tout Homme politique est comptable d’un bilan .l’article 15 du droit de l’homme qui est dans notre préambule dit clairement que tout Homme politique est comptable d’un bilan ,la société a le droit de demander compte à tout agent public de sa gestion même à titre posthume.
Même si nous sommes attachés à nos valeurs culturelles , sociales et religieuses , cela ne signifie pas que nous allons renier à nos principes par rapport à l’exigence d’une bonne gouvernance et d’une transparence des affaires publiques et de l’efficacité dans l’utilisation des deniers publics pour l’amélioration des conditions de vie des sénégalais .
Après cinquante neuf ans de souveraineté politique, les hôpitaux publics du Sénégal sont de véritables « mouroirs », les plateaux techniques des hôpitaux sont vétustes. Nos structures hospitalières sont dans une situation désolante. Presque tous les hôpitaux du pays sont dans cet état de dénuement extrême et de je m’en foutisme qui portent atteinte à la vie des populations. Qui n’a pas perdu un malade dans ce pays par négligence ou par manque de prise en charge adéquate ?
Quel chef de famille n’est pas angoissé si lui ou un proche tombe malade ?
L’incapacité des l’hôpitaux à ne pas faire face à l’afflux des patients révèle un pan important de l’engrenage vicieux d’un système sanitaire détruit .
Au même moment Depuis les indépendances, la santé de nombreux hommes politiques n’est jamais restée une affaire domestique parce qu’ils se sont souvent fait soigner à l’extérieur de notre pays.
La démarche s’est tellement systématisée que même en cas d’urgence, il semble qu’il n’y ait pas d’autre choix que d’organiser une évacuation sanitaire qui coûte chère au contribuable sénégalais.
Saint-Exupéry disait bien : « …Et si un seul souffre dans mon peuple, sa souffrance est grande comme celle d’un peuple. Et en même temps, il est mauvais que celui-là ne se sacrifie point pour servir le peuple».
Fort de ce constat, nous FRAPP FRANCE_DÉGAGE assumons pleinement les propos de notre camarade Guy Marius sagna .
Fait à Dakar, le 19 Juillet 2019 », a communiqué la coordination nationale du FRAAPP