Home»Politique»Le Grand Parti : « Le Président Macky Sall se trompe de combat pour 2019 »

Le Grand Parti : « Le Président Macky Sall se trompe de combat pour 2019 »

0
Shares
Pinterest Google+

A l’issue de la réunion du samedi 11 août 2018 à la Permanence Nationale Nelson Mandela du Grand Parti sise aux Almadies la Convention Nationale des Cadres du Grand Parti (CNC/GP) a le regret de constater que, dans une situation de morosité économique et sociale, le Président Macky Sall se trompe de « combat » pour 2019. La CNC/GP exhorte le Président Macky Sall à faire de son combat le quotidien difficile et précaire de la majorité des sénégalais, ces contribuables qui voient leurs maigres ressources dilapidées dans des cérémonies et inaugurations folkloriques.

Les cadres du GP qui veulent que le Président fasse de l’eau une priorité notent que les Sénégalais n’ont pas d’eau et continuent à payer pour disposer du liquide précieux. Pourtant, l’eau ne manque pas au Sénégal. Parce que les sources sont abondantes et diverses. Mieux, le Sénégal dispose suffisamment de réserves d’eau dans les bassins des fleuves Sénégal et Gambien ainsi que de cours d’eau de moindre envergure caractérisés par des écoulements intermittents. Il s’agit de la Casamance, de la Kayanga avec son principal affluent l’Anambé, le Sine, le Saloum et les marigots côtiers.  Un certain nombre de lacs et mares répertoriés complètent ce réseau hydrographique.

Ils estiment que «malgré l’abondance de la ressource, il se pose un véritable problème dans sa gestion. Car, ces trois (3) derniers mois, nous avons constaté qu’à Dakar, les populations passent des nuits blanches pour chasser les précieuses gouttes d’eau du robinet. A cette rareté s’ajoute aussi le déficit de qualité». A les encroire, dans des localités comme Guédiawaye, Yembeul, Malika et Keur Massar, l’eau qui coule du robinet est souvent de couleur ocre. Les populations qui n’ont d’autres choix que de la consommer risquent gros.

Par ailleurs, la consommation d’une eau malsaine est source de maladies et de mortalité en Afrique Subsaharienne. Certains acteurs avertis ont questionné la potabilité de l’eau servie dans certaines zones de la banlieue.

Pendant que la SDE célébrait son « Water Utility of the Year Awards », les populations censées être les premières bénéficiaires de ses services, souffrent du manque d’eau depuis beaucoup trop longtemps. Cette situation nous pousse à nous interroger sur les indicateurs de performance et de qualité du secteur de l’eau, notent El Hadj Malick Gakou et ses camarades.

Pour eux, le constat est fait sur le décalage entre les publications officielles et la réalité des populations confrontées régulièrement à ce problème de l’accès régulier à une eau saine.

Dans le communiqué, ils notent que face à ces « sérieux manquements » dans la distribution décente de l’eau, le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, M. Mansour Faye avait déclaré que les pénuries d’eau seraient derrière nous à partir du 20 juillet 2018. Promesse non respectée et malgré les centaines de milliards mises à sa disposition, la date a encore était différée au mois de septembre prochain. Ce qui prouve son incapacité à mesurer la gravité de la situation et de la gérer efficacement».

«Nous regrettons de constater que le Président Macky SALL préfère laisser les Sénégalais sans eau plutôt que de relever son beau-frère inapte. Les Sénégalais sont assoiffés par l’incompétence de M. Mansour Faye, devenu maire de Saint Louis et ministre de la République que par clientélisme. Nous regrettons que cette ressource vitale soit gérée de la sorte», soulignent les membres du GP.

Et d’ajouter : «nous proposons dans notre Programme Alternatif Suxxali Sénégal (PASS) que l’eau, à l’instar de l’électricité, soit suivie par une commission qui en assura la transparence et évaluera les choix stratégiques dans les investissements et la gestion opérationnelle. Cet organe autonome sera composé des différentes parties prenantes et spécialistes dudit secteur. Il statuera entre autres sur la gestion des ressources en plaçant le sénégalais et ses besoins légitimes au centre de ses priorités».