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Le Grand parti sur les affaires Karim Wade et Khalifa Sall

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La Convention Nationale des Cadres du Grand parti a tenu sa réunion hebdomadaire ce jeudi 30 août 2018 à la permanence nationale Nelson Mandela. Appréciant l’actualité politique nationale, nous avons constaté pour le regretter le maintien de Khalifa Sall en prison et nous insurgeons une fois encore contre cette volonté manifeste chez Macky Sall de vouloir écarter des joutes électorales prévues le 24 février 2019 de potentiels candidats.

«Nous regrettons surtout l’instrumentalisation des corps de contrôle de l’État et du judiciaire à cet effet. Cependant, nous cadres du Grand parti, confiant que le droit finira par triompher, espérons que les juges de la Cour suprême ne laisseront pas la politique politicienne avoir le dessus sur le droit.

Dans le même sillage, nous cadres du Grand parti avons, avec le même regret, vécu avec nos compatriotes l’épilogue judiciaire de l’affaire Karim Wade qui corrobore le dessein malheureux de Macky Sall qui est de se défaire de tout candidat perçu comme une menace. Ce qui prouve encore une fois que Macky Sall ne respecte pas les principes directeurs qui gouvernent notre République notamment la liberté d’expression, la liberté d’association et la liberté d’exercer un droit fondamental à savoir l’inscription sur les listes électorales.

Toujours dans ses manœuvres malsaines et totalement en déphasage avec les textes, Macky Sall a décidé de reporter les élections locales, confisquant ainsi la volonté des différentes collectivités  territoriales qui ont souverainement élu leurs conseillers dans les communes et dans les départements pour un mandat d’une durée déterminé. Il tripatouille ainsi le calendrier républicain pour, comme il l’indique lui-même, pallier aux querelles de positionnement au sein de son parti en vue des élections locales, afin d’amener ses partisans a se mobiliser exclusivement pour sa réélection.

Nous demeurons convaincus que seules les réformes du judiciaire préconisées dans le Programme Alternatif Suxali Senegaal (le PASS) du Docteur Malick Gakou peuvent protéger les juges et les citoyens contre de pareilles situations d’instrumentalisation de la justice à des fins politiciennnes».

 

Fait à Dakar, le 30 août 2018.