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Patronat: Paresseux, peureux… (Adama GAYE)

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Ce sont des ennemis du peuple ! Il faut les démasquer. Le futur nouveau Président du Sénégal se devra d’être impitoyable à leur égard. Nous devons tous veiller à ce que leurs mains voraces soient retenues, sorties du bol national: ces badolos, petits types, ne savent pas discerner les limites du tolérable.

Qui sont ces rats ? Ils sont quelque part camouflés. Nul ne les voit ces temps ci. Quand ça chauffe, ils se transforment en lapins. Ou en loirs ! Fuir ou roupiller est leur art…
Leurs noms de familles, Agne, Sow, Diop, Kama, Ngom, Ndour, Amar, Fall, Tall, Thiam, Ndiaye, etc, sont troqués en Lewis, Gebresselassieh. Ils se découvrent des gènes de Bolt.
En temps normal, ils se disent patrons, costumes raffinés, toujours présents sans même l’appel, cigares et coupes de champagne en mains, aux cocktails et conférences. L’entourage des chefs d’état est leur miel. Ça les attire. Que personne ne se laisse duper: ce ne sont que des zéros dont la seule capacité est de roucouler auprès de leurs proies, pour les exploiter. Des renards en quête de corbeaux. Ils ne sont jamais présents cependant quand il s’agit d’adopter des positions de principes, sauf à servir de machines à blanchir les escroqueries du pouvoir: ils étaient en première ligne lors du forum sur les hydrocarbures convoqué à Diamniadio par Macky Sall pour couvrir sa forfaiture. Aucune contribution conceptuelle crédible, d’intérêt général, au débat public. Reptiliens, ils sont, et le resteront !
Leur silence est assourdissant par ces moments où la nation décide de son destin, dans une forte tension, au milieu d’une incertitude à couper au cordeau, ils sont aux abonnés absents. En hibernation. Attendant le bon moment pour refaire surface, et se mettre au banquet, en champions des…rasoirs, opportunistes ! Prêtes noms, leurs gueules empestent les lieux où l’état se déploient…Dettes intérieures, préférence nationale, dégrèvements fiscaux, avantages en tous genres, voilà ce qu’ils cherchent. Pauvres dealers !
Dans leur engeance, on compte les plus grands profitards, leurs vestes usées à force d’être retournées. Ils traînent certains des scandales fonciers et fiscaux les plus graves de l’histoire du pays.
Qui a notamment oublié la capture par Racine Sy du joyau, l’impérial hôtel King Fahd, pour un sou, profitant d’un instant de vieillesse et de vantardise de Abdoulaye Wade, alors son Dieu. Depuis, il fait campagne pour Mickey, son nouveau Dieu. Sans vergogne.
Il faut donc que les choses soient dites. Notre engagement politique pour mettre fin à cette gouvernance de merde qui est devenue leur porte d’entrée à nos ressources publiques est destiné à les en éloigner définitivement.
Depuis surtout que Abdou Diouf a fait un deal avec Mansour Kama (allie au défunt journaliste du Canard Enchaine, Wauthier) pour se partager une commission sur un deal Taïwanais afin de reconnaître l’île rebelle en 1996, ces gens qui se font passer pour des représentants du patronat vivent sur notre dos. Vrais escrocs, ils sont collés aux basques des régimes en place pour se faire inviter dans les déplacements du Président du moment. À nos frais. Tout ce qu’ils savent faire, outre les blablas, c’est de piquer dans l’assiette nationale. Jaunes, ils sont les larbins des pouvoirs. Jamais, nul ne les entends défendre une cause nationale. Ni se mettre du côté des militants des justes causes, de la démocratie et des droits de l’homme.
Parfois, tels des francs maçons, ils se réunissent en club dit des investisseurs, rien qu’en réalité que pour mieux capter la rente sur nos ressources naturelles et nos marchés publics.
Tels d’éternels bébés, ils tètent sans arrêt ce biberon de l’état en sevrant le vaste peuple plus méritant qu’eux de ce précieux lait national qui est son du!
Ce sont des escrocs. Certains d’entre eux sont d’ex-taulards. Ils ne paient pas les impôts. Seuls leurs intérêts personnels et familiaux comptent. Ni conceptuellement ni professionnellement ils n’ajoutent aucune valeur à la marche du pays.

Demain, dans quelques jours, quelle que soit l’issue de l’élection présidentielle, le peuple sénégalais devra exiger que ses rats soient dératisé. Qu’ils sachent surtout qu’ils ont longtemps cessé d’amuser la galerie, leurs magouilles et manœuvres, cousues de fil blanc, sont archi-connues et leurs lâchetés, documentées.

Il faudra auditer les dégâts qu’ils ont causés, les privilèges qu’ils ont ramassés. Et qu’aucun nouveau président n’en fasse des compagnons. Il faut démocratiser le business au Sénégal. Assez des tronches de ces pingouins que l’on croirait atteints de racolagologie !
Nous n’avons pas un patronat. Ce sont des profitards. Assez !

Ps:
1- Profiter de l’idéal olympique pour se coltiner avec les pouvoirs et se servir n’est guère mieux, hein !
2- Idy m’a fait une piqûre, comme disait Mansour Mbaye, Mbaye Pekh faisant appel à Serigne Touba, pour séduire Madicke, Mansour Mbaye faisant jouer la carte du Tidianisme avec le PUR, avec Issa Sall, ou les autres manipulant Sonko à des fins régionalistes, ça, ces actes d’intérêts grégaires, nous les refuserons.
Le pays sera géré dans la transparence !

 

Adama GAYE Journaliste-Consultant