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Présidentielle : Des photographes sénégalais expliquent leur boycott contre Macky

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«Si on est contre l’officialisation d’un Français, migrant photographe à notre présidence, on est taxé soit de raciste, soit de xénophobe. Beaucoup de photographes Sénégalais n’ont pas envie d’avoir cette étiquette alors qu’ils ne le sont pas du tout» font savoir les photographes Sénégalais. « Certains partisans du président sortant disent que le Français migrant est devenu sénégalais ? Et alors ? », se demandent-ils dans une déclaration. Avant de poursuivre : «Il y a beaucoup de migrants Français qui vivent aussi au Sénégal. Oui et alors ? Pourquoi cette outrance à notre corporation ? »

Les photographes sénégalais estiment que ce «combat est noble et légitime».

Une polémique est née à la suite du choix de la présidence de la République porté  sur un Français. Des photographes pionniers de la corporation du Sénégal, continue d’occuper les médias et les réseaux sociaux, pour dénoncer ce qu’ils appellent une « forfaiture ».

Leur mot d’ordre : «Boycotter la campagne du président sortant».

Ces photographes Sénégalais, veulent aller jusqu’au bout de leur logique. Conscients qu’ils sont «soutenus sur les réseaux sociaux et par  plusieurs Africains, particulièrement Sénégalais dans  leur combat. »

«Les images photographes officielles sont des œuvres exceptionnelles, des trésors de chefferie. Un photographe est et reste dans l’intimité d’une personne photographiée» font-ils savoir au moment où on parle de restitution de biens culturels en Afrique, lancée par la président Français Macron à Ouagadougou en 2017, devant les étudiants Burkinabé.

«Il est important de rappeler qu’aucun candidat ne peut vaincre une élection présidentielle sans une image photographique qui, à ses débuts au Sénégal, est principalement l’apanage des colons. Suivant leurs activités professionnelles, militaires, évangélistes et civils (explorateurs scientifiques, commerçants, industriels, fonctionnaires de l’administration coloniale, aventuriers) s’emploient à enregistrer leurs « premiers contacts », renchérissent ces photographes.

 

«Mieux vaut une bonne photo floue qu’une mauvaise photo nette» écrivent-ils. «La puissance d’un pays, c’est l’image! Evitons le piège de l’académie. La Présidence ne doit pas chercher qu’une personne avec un appareil photo», concluent-ils.