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Santé respiratoire : tout sur la 50eme conférence mondiale

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Hyderabad (Inde) vient d’abriter du 30 octobre au 2 Novembre, les travaux de la 50ème conférence mondiale sur la santé respiratoire. La rencontre dont le thème était « Mettre fin à l’urgence : données scientifiques, leadership, action », a pris fin sur plusieurs notes d’espoir en vue d’une victoire dans les dix ans à venir face à ce fléau qui fait actuellement près de 1,5 million de morts par an dans le monde. En plus d’un engagement plus serré contre le tabagisme, Cet espoir planétaire repose sur la prévention avec la mise au point progressive d’un vaccin plus approprié que le BCG (¨) et un accord historique annoncé conjointement par  L’UNION , UNITAID, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et le laboratoire biopharmaceutique Sanofi un meilleur accès aux médicaments.

Cette rencontre en Inde organisée par l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (UNION), avec le soutien de la Chambre de commerce et d’industrie de Telangana (TECCI) a regroupé des centaines de participants dont des chercheurs, des décideurs, des acteurs communautaires, des professionnels de la santé, des représentants d’agences de coopération (bilatérale et multilatérale), et d’organisations de la Société Civile et d’anciens survivants de la tuberculose.

Elle s’est tenue  juste après deux réunions de haut niveau initiées par les Nations Unies afin d’asseoir une évaluation de la concrétisation des engagements pris par des dirigeants de pays et d’organismes internationaux.

La réunion d’Hyderabad a été rehaussée par la présence de deux officiels indiens dont notamment, M. Venkaiah Naidu, vice-président de l’Inde et le Premier Ministre Narendra Modi. Le choix de l’Inde pour accueillir la conférence et discuter de l’éradication de la tuberculose et des maladies respiratoires repose sur le fait crucial que ce pays est le plus touché par la tuberculose. En effet, le sous-continent indien renferme à lui seul un quart de la charge mondiale de cette maladie.

Plusieurs personnalités d’horizons divers dont M. José Luis Castro, directeur exécutif de l’UNION et l’actrice Claire Forlani, ambassadrice de la 50ème conférence.

Dans leurs discours à l’ouverture et à la fin des travaux, le Gouvernement indien, par les voix de son Premier Ministre, M. Narendra Modi et de son Vice-Président, s’est engagé ambitieusement à éliminer la tuberculose d’ici 2025 sur son sol, soit cinq ans avant la cible  officielle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Un challenge fort ambitieux….

Cette 50ème conférence a montré crûment de nouveau la gravité du défi mondial en matière de santé respiratoire, notamment avec la tuberculose, la pollution de l’air, le tabagisme, etc.

Selon le Directeur Exécutif de l’UNION : « nous sommes conscients et reconnaissant de ce grand soutien du gouvernement indien, qui est  l’avant-garde de l’effort mondial pour mettre fin à la situation d’urgence ».

Autre fait remarquable à Hyderabad a été la présence d’anciens survivants de la tuberculose et d’autres maladies pulmonaires du monde  entier. Pour rappel,  « les dirigeants du monde ont décidé d’élimer la tuberculose avant 2030. Ils ont  reconnu (enfin) l’ampleur de l’urgence sanitaire liée à la tuberculose ».

 Suite à la publication du Rapport 2019 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde, présenté par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), L’Union, par sa directrice scientifique Dr Paula I. Fujiwara avait publié en prélude à cette 50ème conférence, un message officiel en mettant l’accent sur le fait que le document confirmait finalement que la tuberculose reste la plus meurtrière, devant le VIH/sida, avec quelque 1,5 million de décès chaque année. Il est également clair, avait retenu l’Union, que l’éradication de la tuberculose ne sera pas réalisable tant que les dirigeants nationaux ne passeront pas à la vitesse supérieure.

Sur ce registre comme signalé plus haut, les chefs d’État du monde entier s’étaient pourtant réunis l’année dernière  pour la première fois, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Ils s’y étaient engagés à l’unanimité à mettre fin à la tuberculose d’ici 2030 sur la base des objectifs de développement durable.

L’Union en avait déduit que « malgré les bonnes intentions exprimées, cet objectif ne restera qu’un vœu pieux, compte tenu de ces nouvelles données de l’OMS pour 2019, à moins d’un changement radical dans les méthodes employées pour y parvenir ».

C’est pour toutes ces raisons alarmantes que les assises d’Hyderabad se sont tenues.

Toutefois durant celles-ci, des nouvelles réconfortantes ont été annoncées. En effet, l’UNITAID, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et la société Sanofi, firme pharmaceutique française, ont annoncé  la conclusion d’un accord historique qui abaissera fortement le prix de la rifapentine, un médicament dont l’importance est capitale pour prévenir la tuberculose.

Cet accord révélé à Hyderabad est venu appuyer les efforts déployés pour traiter les infections tuberculeuses latentes, dont on estime aujourd’hui qu’elles touchent 1,7 milliard de personnes dans le monde, en élargissant l’accès à un meilleur traitement préventif.

Cela permettra plus de 100 pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire touchés par la tuberculose et par les coïnfections tuberculose/VIH – duo infernal dans la santé publique planétaire- à mieux prendre en charge les patients.

« Une prévention efficace de la tuberculose changera la donne dans le combat mondial mené pour éliminer l’une des maladies les plus meurtrières », a indiqué Lelio Marmora, le Directeur exécutif d’Unitaid. « Jusqu’à ce jour, ce médicament essentiel était totalement inabordable dans les pays en développement. Cet accord contribuera à convertir un engagement politique en action concrète. »

Pour sa part, M. Peter Sands, Directeur exécutif du Fonds mondial, a salué cette nouvelle avancée. Selon lui : « des partenariats innovants peuvent sauver des vies et avec le rabais obtenu, beaucoup de personnes exposées au risque de contracter la tuberculose auront accès à un traitement plus efficace et pourront rester en bonne santé, ce qui contribue à la stabilité et à la prospérité des communautés. »

Un quart de la population mondiale est infecté par une tuberculose latente – ces personnes n’ont aucun symptôme, ne sont pas contagieuses et, pour la plupart, ne savent même pas qu’elles sont infectées. Faute de traitement, 5 à 10 pour cent d’entre elles – soit 85 à 170 millions de personnes dans le monde – développeront une tuberculose évolutive, celle-là même qui rend les personnes malades et peut se transmettre d’un individu à l’autre. Du reste, une infection à VIH peut multiplier jusqu’à 37 le risque de développer la forme évolutive de la maladie.

Auparavant, le traitement préventif de la tuberculose durait de 6 à 36 mois et rares étaient les personnes qui s’y soumettaient. Le schéma à base de rifapentine ramène le traitement à 12 doses hebdomadaires en association avec un autre médicament, l’isoniazide. C’est ce schéma thérapeutique que l’OMS recommande pour traiter l’infection tuberculeuse latente chez les personnes vivant avec le VIH et celles qui sont en contact avec des patients tuberculeux, quel que soit leur âge. Les études ont démontré que les patients sont bien plus susceptibles d’aller jusqu’au bout de ce traitement plus court.

« Le Programme mondial de lutte contre la tuberculose de l’OMS a salué cette évolution majeure et a félicité les partenaires concernés et les premiers à avoir appliqué le schéma 3HP pour leur contribution à la baisse du prix de la rifapentine », a déclaré sa directrice, Dr Tereza Kasaeva.

« Nous espérons que les pays les plus touchés par la tuberculose pourront profiter de cette baisse des prix et avancer sans plus tarder vers l’objectif fixé par la Réunion de haut niveau des Nations Unies d’offrir d’ici 2022 un traitement préventif à au moins 30 millions de personnes répondant aux conditions », a-t-il dit en substance.

« Les efforts déployés sans relâche pour que les médicaments soient plus abordables et mieux acceptés par les patients faciliteront la tâche des programmes nationaux de lutte contre la tuberculose et contre le VIH et leur permettront d’accélérer le rythme pour mettre à l’échelle comme il se doit les services de traitement préventif de la tuberculose, a-t-il assuré dans un communiqué. »

Le médicament de Sanofi à la rifapentine, le Priftin®, figure déjà sur la liste des produits pré qualifiés par l’OMS. Il est enregistré dans 11 pays et est en passe de l’être dans de nombreux autres.

Cette forte baisse du coût de la rifapentine permettra désormais aux principaux partenaires de développement qui soutiennent la prévention de la tuberculose, comme le Fonds mondial, le PEPFAR, l’USAID et le Service pharmaceutique mondial du Partenariat ‘’Halte à la tuberculose’’, de la mettre beaucoup plus largement à disposition au travers des programmes qu’ils ont avec les autorités publiques des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Ainsi, l’Afrique du Sud, l’un des pays les plus touchés par la tuberculose, devrait montrer la voie en 2020 en matière de mise à l’échelle du traitement préventif

Par ailleurs, un vaccin qui pourrait « révolutionner » le traitement de la tuberculose a été également dévoilé par des chercheurs. On espère que le vaccin fournira une protection à long terme contre la maladie. La maladie hautement contagieuse est causée par une bactérie et le vaccin actuel, le BCG, n’est pas très efficace. Il est administré uniquement aux très jeunes enfants pour leur éviter en partie les complications graves.

« Dans le cadre d’une étude de trois ans sur des adultes en Afrique, un vaccin expérimental contre la tuberculose s’est avéré efficace à 50% pour empêcher une infection tuberculeuse latente de se transformer en maladie active, a rapporté la « VOA » (Radio Voice of America).

Les médecins ont été encouragés car la protection n’avait que peu diminué au bout de deux ans et même un vaccin partiellement efficace serait d’une grande aide contre la tuberculose. Les résultats ont été rapportés mardi lors de cette 50ème conférence et ils ont été publiés par le New England Journal of Médicine.

(*) BCG : Le vaccin bilié de Calmette et Guérin, le plus souvent dénommé vaccin BCGNote 1, est un vaccin contre la tuberculose. Il est préparé à partir d’une souche atténuée de bacille tuberculeux bovin (Mycobacterium bovis) vivant qui a perdu sa virulence sur l’homme par culture spéciale sur des milieux artificiels pendant des années. Ce bacille proche de Mycobacterium tuberculosis, responsable de la tuberculose humaine, confère une antigénicité croisée suffisamment forte pour devenir un vaccin effectif pour la prévention de la tuberculose humaine. Il a également été utilisé en médecine vétérinaire. (Source : Wikipedia). 

 

  1. Daouda Adam,

Conseiller technique de l’UNIION de L’Union en Afrique 

« Il faut développer des outils plus efficients dans les programmes »

 

Mobilisation soutenue contre le tabagisme planétaire.

« Cette conférence a pour but de développer des synergies, un élan plus fort et efficace dans les programmes de lutte contre la tuberculose dans les pays », a dit M. Daouda Adam, conseiller technique au sein de l’UNIION en Afrique.

« Sur ce plan, l’UNIION  à beaucoup œuvré dans le renforcement des capacités des acteurs de la lutte dans les pays francophones durant ces dix dernières années » a indiqué M. Daouda Adam. Il en a été de même envers les organisations de la Société civile et les médias surtout dans la prise en compte des deux problématiques que  sont notamment la tuberculose et le tabac, un facteur fortement exacerbant de cette maladie pulmonaire.

Selon M. Daouda Adam : « il y’a aussi  la mobilisation des ressources au niveau interne et la création d’outils plus adaptés pour permettre une plus grande efficience des acteurs de la lutte anti-tabac. Sur ce registre, l’Union va dans le cadre du projet ‘’Stop’’, aider les gouvernements à contrôler, voire freiner l’ingérence de l’industrie du tabac par des actions de sensibilisation. Il a appelé les Etats à s’impliquer davantage dans la lutte contre la tuberculose. Selon lui : « la participation des communautés est nécessaire et que la lutte contre le tabac et la tuberculose interpellent en permanence les décideurs ».

  1. Robert Matilde

 Directeur du programme Unitaid 

Le grand challenge planétaire est l’élimination de  la tuberculose avant 2030

Grâce à L’UNION ?l’UNITAID et le Fonds Mondial pour la Santé, les prix des médicaments ont baissé de 70 %, ce qui permet d’espérer l’élimination de la tuberculose avant 2030 », a fait savoir M. Robert Matilde, Directeur du programme UNITAID, a-t-on appris à la 50ème conférence de Hyderabad (Inde).

Donc il fallait baisser les prix des médicaments afin de prévenir la tuberculose. Il a précisé qu’aujourd’hui les prix ont baissé de 70 %  et beaucoup de pays auront maintenant accès aux médicaments. Un autre financement de 15 millions de dollars est mis en place pour favoriser cette disponibilité des médicaments  et le suivi des malades afin de prévenir surtout la dissémination de la tuberculose multi-résistante. L’autre fait majeur est la combinaison de trois médicaments dans un même registre.

  1. Sessou Léonce

Secrétaire exécutif de l’ATCA

« Cette conférence est stratégique pour l’Afrique »

Le secrétaire exécutif  de l’ATCA a relevé, dans une interview en marge des travaux de la 50ème conférence d’Hyderabad,  « que 10 millions de personnes sont tombées malades de tuberculose et 1 million en sont mortes. Face à ce fléau, il juge nécessaire et pertinente cette conférence sur la santé pulmonaire, qui a réuni chercheurs, scientifiques, décideurs du secteur de la Santé et acteurs de la Société civile, pour traiter de graves problèmes de la santé publique et plus particulièrement la tuberculose, sans oublier le facteur aggravant qu’est le tabagisme pandémique ».

« Nous sommes conscients aujourd’hui que la tuberculose tue plus que le sida. Cet état de fait devrait pousser les décideurs à bien réfléchir sur cette problématique devenue une menace mondiale », a-t-il dit.

Des études ont en effet montré que le tabac est un facteur de risque pour la tuberculose. « Et, a-t-il précisé, l’alliance pour le control du tabac est consciente de cela ». « Et si nous regardons de près, nous sommes conscients que nous ne sommes pas encore à leur niveau de mobilisation contre le tabagisme, car l’Afrique devient de plus en plus un marché pour l’industrie du tabac ».

Pour sa part, l’Europe a compris que le tabagisme est un facteur exacerbant de la tuberculose. « C’est pour cette raison que l’ATCA est présente à cette conférence pour y montrer le rôle qu’elle joue dans ce combat qui doit nous mener à l’objectif mondial 2025 de victoire contre la tuberculose » a confié M. Sessou.

  1. Sessou Léonce a fait savoir que pour réussir cet objectif, il faut aussi que la lutte contre le tabagisme soit abordée de manière forte et permanente. «Le tabac, tout le monde doit le savoir, affaiblit le poumon et facilite la prolifération de la bactérie, agent de la tuberculose», a-t-il dit souligné.

Des études ont a démontré scientifiquement que le tabagisme est un facteur de risque contre la tuberculose. Ainsi l’ATCA a été présente à ces assises pour partager son expérience de la lutte avec la communauté internationale.

 

 

L’appel ambitieux du Premier ministre indien

 

Lors de l’ouverture de la 50e Conférence mondiale de l’Union sur la Santé respiratoire d’Hyderabad (Inde), le Premier Ministre Shri Narendra Modi de l’Inde a invité tous les acteurs dans le monde à œuvrer dans la solidarité en vue de trouver des solutions durables aux problèmes de santé publique et particulièrement contre la tuberculose et les autres maladies respiratoires.

Ces assises doivent être l’occasion pour plusieurs acteurs majeurs de la lutte contre ces problèmes de santé publique de faire une évaluation de la situation et renforcer la solidarité internationale dans le combat contre ces fléaux.

Selon le Premier Ministre indien : « nos premières traditions préconisaient un style de vie sain et sans maladie pour tous, afin que tous soient heureux exempts de maladie ».

En Inde, a dit le chef du Gouvernement indien, « la tuberculose touche plus les personnes que toutes les maladies transmissibles. Nous nous sommes engagés à nous débarrasser de la tuberculose d’ici 2025, soit cinq ans avant l’objectif mondial de 2030 ». Le plan stratégique national pour l’éradication de la tuberculose est devenu pleinement opérationnel.

« Pour l’éradication de la tuberculose dans le pays (l’Inde), a-t-il déclaré, le rôle des médecins et des travailleurs est essentiel ».

« Les médecins, les infirmières, les agents de santé et les autres acteurs concernés doivent sensibiliser de plus en plus de personnes à la nécessité de diagnostiquer et de traiter la tuberculose », a-t-il poursuivi.

« Les patients qui guérissent et surmontent la tuberculose doivent également participer activement à inspirer les autres à combattre efficacement la maladie », a-t-il ajouté.

« Nous devons nous efforcer d’éliminer les maladies pulmonaires et la tuberculose afin de permettre à la population de vivre une vie longue, saine et sans maladie » a-t-il affirmé.

Il a souhaité que ce rassemblement d’experts mondiaux puisse permettre le partage des dernières expériences et le traçage d’une voie orientée vers l’action, afin d’atteindre le résultat souhaité pour le bien-être de tous ».

 

UN VACCIN PROMETTEUR EN RENFORT AU BCG CENTENAIRE

La 50ème  conférence mondiale sur la santé respiratoire a été l’occasion d’une présentation prometteuse en marge des travaux de la situation de la recherche en faveur d’un vaccin face à ce fléau tant redouté dans le monde. En effet, un travail de recherche sur un vaccin par des scientifiques de la firme GlaxoSmithKline  (GSK) et l’organisation GAVI a été publié récemment. Ce vaccin offrirait une protection de la tuberculose pulmonaire. Ainsi des résultats satisfaisants ont été enregistrés sur des essais faits sur près de 3 600 adultes au Kenya, en Afrique du Sud et en Zambie qui étaient infectés par la tuberculose mais qui n’avaient pas également le VIH, le virus qui cause le sida.

 

Ce vaccin candidat de GSK démontre un niveau de protection efficace contre la tuberculose pulmonaire active. D’après l’analyse finale de l’étude de phase publiée dans le « New England Journal of Médecine ». Et les résultats finaux confirment son efficacité, avec un essai clinique de trois ans mené dans les régions subsahariennes de l’Afrique de l’ouest. Il a été démontré que le vaccin réduit considérablement l’incidence de la tuberculose pulmonaire chez les adultes séronégatifs. Ces résultats démontrent une efficacité globale de 50%, au cours des trois années après la vaccination. Par ailleurs, il est d’une innocuité très acceptable.

Une estimation d’un quart mondial de la population est infectée par la tuberculose latente dont environ 10°/°développeront une infection à virus latente. Et aujourd’hui la tuberculose multi résistante est en train d’apparaitre et de se répandre dans le monde. Le problème est qu’en en ce moment, le seul vaccin disponible BCG ne fournit pas de protection prouvée et constante chez dans les pays d’endémie tuberculeuse.

Ainsi pour atteindre l’objectif de l’Organisation Mondiale de la Santé, « il faut un vaccin efficace consistant à réduire de 90°/° le nombre de nouveaux cas et de 95°/° le nombre de décès dus à la tuberculose entre 2015 et 2032 », a dit la responsable de l’UNITAID.

 

C’est un pas de plus pour un vaccin a annoncé également Le Dr Paula Fujiwara, directrice scientifique de l’UNION. L’ultime outil de prévention se sera le vaccin. Elle a aussi appelé à prévenir la tuberculose avec les médicaments déjà disponibles. Le Dr Fujiwara a fait savoir que les chercheurs discutent de la marche à suivre pour mener l’essai du vaccin à sa phase final.

« Des projets sont en cours pour une autre étude définitive, qui prendra encore au moins plusieurs années », a-t-elle déclaré.

 

Docteur Valérie Schwoebel

PROTOCOLE PREVENTIF EN FAVEUR DES ENFANTS

En Afrique, des projets sont en train d’être menés pour protéger les enfants vivants dans la proximité des patients atteints de tuberculose. Dans une interview en marge des travaux de la conférence d’Hyderabad, le Dr Valérie Schwoebel nous a confié celui mené dans quatre pays africains, dont le Bénin, le Cameroun, la République Centrafricaine (RCA) et le Burkina Faso. Dans ce projet dénommé « TETU », 1965 enfants ont été inclus pour le traitement préventif de la tuberculose.

« Les enfants, nous a  expliqué le Dr Schwoebel, sont une population à risque de tuberculose, très difficile à atteindre ».

Le projet TETU est en train d’être mené dans ces quatre pays africains francophones, avec comme but de démontrer qu’il est possible de détecter la tuberculose et faire la prévention en faveur des enfants. La stratégie phare du projet est de diagnostiquer les enfants de moins de 5 ans qui vivent aux domiciles des patients atteints de tuberculose afin de les traiter s’ils sont eux aussi contaminés ou de faire la prévention.

Dr Valérie Schwoebel a précisé que l’étude a duré 18 mois et a pris en compte des centaines d’enfants, dans de grands centres de ces quatre pays.

Le projet ne prenait en charge que les enfants de moins de 5 ans, 93 % de maladies ont accepté d’être accompagné pour pouvoir diagnostiquer les enfants. Ainsi TETU propose un test clinique. Et si cela ne révèle pas de tuberculose, un traitement préventif est donc proposé. Pour cette étude 56 cas de tuberculose ont été trouve et mis sous traitement et guéris.

91% parmi les non malades ont commencé un traitement préventif. Cela montre que cette démarche a été efficace. Elle a fait savoir que la prévention est le moyen le plus sûr de la lutte contre la tuberculose.

Sensite