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SENEGAL: le temps des promesses et des excuses est révolu!

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L’heure n’est plus aux supputations. L’heure n’est plus dans l’après-Macky. L’heure n’est plus à la politique. L’heure est non plus dédiée aux politiciens. Cette espèce rare qui se nourrit des sarcasmes de la vie politique. L’heure n’est plus aux armes. La bataille électorale a eu son lot de cadavres. Les happy few ont célébré leur victoire sur ceux qu’on appelle les damnés. Les battus. Cette opposition s’étant donnée corps et âme à l’assaut de l’ennemi. Bataille point perdue pour quiconque mais la victoire de tout un peuple féru de la chose politique. Décidément, le Sénégal et la politique ne font qu’un ensemble très homogène. Et oui, nous kiffons à mort la politique, les affaires de la Cité et qu’il n’en déplaise aux jaloux! Nous sommes dans cette sacralité de la chose. Cette politique qui, à la fois, unit et désunit tout un peuple. Armes à terre et non point tête baissée, nous avançons, épaules non engoncées mais debout tel un homme à la quête de ce développement qui nous a tant échappé. En effet, devant un parterre de chefs d’Etat africains et de représentants venus d’ailleurs, notre président, en l’occurence Macky SALL, a juré fidélité et protection à la nation toute entière. Et l’histoire retiendra pour toujours ce jour mémorable du 2 avril 2019; le temps d’éclosion d’une fleur et l’instant fut magique. Applaudissements à tout rompre et fanfares ont rythmé cette belle journée embuée dans ce beau soleil d’Afrique et Dieu et les Hommes en étaient témoins. L’on dira que l’Histoire retiendra. Qu’il nous plaise de dire ô hélas, le temps des cerises oups des promesses, et des excuses à Macky SALL est révolu! Place au travail mister the president! Les Hommes qu’il faut à la place qu’il faut!

Le Plan Sénégal Emergent(PSE2)

Considéré comme un éléphant blanc par d’aucuns qui s’opposent farouchement à sa politique, le président Macky SALL a fait de son fameux Plan Sénégal Emergent(PSE) une réalité à faire pâlir ses compatriotes et pairs africains. L’heure n’est plus au festin d’un février pluvieux de 2014 à Paris, au siège de la Banque Mondiale. Une drôle de franquette et de bons souvenirs pour cette kyrielle d’invités triés sur le volet: ministres, députés, chefs d’entreprise, artistes, journalistes et tutti quanti. Le bébé de Macky fut accouché à Paris. Et bis repetita et comme si la communauté internationale avait accordé une onction au président, l’acte2 dudit PSE fut scellé récemment dans la capitale française. Pluie de milliards sur ce Sénégal qui promet monts et merveilles. En effet, ce Sénégal est devenu très bankable! Ce que disent banquiers et organismes de notations à travers le monde. Ca sent le pétrole et le gaz! Tant mieux pour nous, pauvres du tiers-monde! Rêvons tout haut pour ne pas rêver tout bas. Rire jaune. L’on sait que le PSE, dans ses différentes branches, est un bon programme mais l’on se pose in fine la question sur sa finalité. Le bâteau PSE tangue et risque de prendre de l’eau aussi. Mais son capitaine semble prendre le contrôle de cette nef de fous qui risque de ne jamais accoster. En effet, ce PSE doit refléter le Sénégal à l’horizon 2035. Un Sénégal de paix et de prospérité où la redistribution des richesses devrait être le maître-mot. Parce que la pauvreté est la base de tout et déshumanise l’être humain. En effet, le PSE2 coïncide avec l’avènement du 2nd mandat de Macky Sall et une pluie de promesses inonde le pays et l’on se met à rêver derechef. Mais il est des moments où aider le président, seul voire esseulé, devient une grande nécessité. Une oeuvre de salubrité et de salut national. La nation toute entière doit être unie tel un bloc de béton. Avec ce PSE2, Macky SALL ayant les coudées franches, exempt de toute pression intérieure ou extérieure, doit relever le défi. Ma foi, le temps des promesses et des excuses est révolu! L’heure est à l’action ce que le temps était à la parole électorale. Nous ne lui pardonnerons plus ses errements!

Une stabilité insolente

Notre paix, notre richesse! Une chanson que je me suis approprié depuis ma tendre enfance passée sur les berges d’une quelque mer des fois déchaînée. Le Sénégal, porte de l’Afrique jouit d’une stabilité très solide. Du roc. Du béton. Les qualificatifs, on pourrait s’en passer si on mettait à les énumérer. On les ramasserait à la pelle. Cette stabilité fit sa gloire, fait sa gloire mais fera-t-elle sa gloire? Mais jusqu’à quand? La question que l’on se pose. Un îlot de paix dans un océan de chaos et de désolation. Point d’aller loin pour voir. Le Mali, la Centrafrique, le Congo-Kinshasa. En Afrique il est des états qui ont failli depuis le soleil des indépendances. Point de repère. Avec un PSE et une bonne redistribution des richesses, le Sénégal pourrait être sauvé parce que ce qui nous guette est à notre portée. Ne nous voilons pas la face! Ne pratiquons pas la politique de l’autruche. Ce mal est en nous et est tout près de nous. Le réveiller, c’est chose banale et simpliste à faire. En outre, l’on ne peut parler de paix et de stabilité sans penser à cette région qu’est la Casamance. Le poumon vert de ce pays lilliputien. Gageons que la Casamance est le grenier du Sénégal. La Casamance, quand j’en parle, je perds mon souffle, moi fils de la mer et citadin de surcroît. La Casamance, quand j’en parle, je perds mon wolof tellement je suis subjugué par la beauté de cette région, terre de la reine de Kabrousse, Aline Sitoé Diatta. En termes de stabilité, n’oublions pas nos forces de défense et de sécurité célébrées le jour de notre soi-disant indépendance. Nous avons aussi une stabilité incorporée dans un syncrétisme religieux inouï. L’on ne peut au Sénégal distinguer le catholique du musulman. Tout s’imbrique, tout est dans tout. Et que dire de cet islam très confrérique et maraboutique ? En quelque sorte, lesdites confréries servent de contre-pouvoir au régime en place même si cela se pratique de moins en moins. En effet, l’on est sorti très divisé et affaibli de ces précédentes joutes électorales. D’où l’on pérore à tout bout de champ sur ce mal qui nous observe et nous guette même s’il est de la concorde nationale.

Une jeunesse saine, mais est-elle éduquée ?

Notre jeunesse, fer de lance de notre pays, est en bonne santé. Est-elle malade ? Cette question hante les esprits et sape nos fondements sociaux et sociétaux. En effet, cette question à brûle-pourpoint est au devant de nos préoccupations voire de nos responsabilités. Vers qui faut-il lancer la pierre ? Les parents d’abord, les enseignants ou les jeunes eux-mêmes ? Ou les gouvernements qui se sont succédé ? L’heure est grave. Il faut sauver cette jeunesse qui périt, encline à ce tryptique malheureux : la musique, la lutte et la danse (LMD). La jeunesse d’antan ne rime plus à celle actuelle. Celle d’autrefois était soucieuse des valeurs qui ont fait ce Sénégal-là. De nos jours hélas, l’éducation de bonne qualité est devenue une denrée rare, un luxe et non moins une nécessité même si les écoles et les universités font florès. Des lieux de formation existent mais le coeur chez les enseignants n’y est plus. Et des grèves à n’en plus finir rythment la vie de l’éducation. Et sans éducation, un peuple est voué à la perdition et son avenir obstrué. Voilà ce qui se passe au Sénégal. Il faut le répéter et avec force détails. La pédagogie est répétitive et baisser les bras équivaudrait à un Sénégal condamné dans les méandres du sous-développement. Et l’émergence chantonnée et festinée sur tous les toits du monde ne sera qu’un slogan creux, résonnant tel un tambour troué. L’éducation au Sénégal est comme le tonneau des Danaïdes. Un gâchis. Le président Macky SALL doit prendre ce problème à bras-le-corps parce que la gangrène a germé depuis belle lurette et elle dure. Nous ne sommes pas un peuple maudit. Nous sommes un peuple un peu debout et non encore couché. Il est temps d’inculquer ce savoir tant loué aux sénégalais de l’intérieur comme de la diaspora à cette jeunesse perdue et non malsaine. Il leur faut un guide voire un viatique. Une éthique de vie en société rattachée à la modernité. Et des emplois et surtout cela ! C’est là où niche le diable. L’ennui et la paresse sont les maux d’une société en décadence. Et cette éducation avec le phénomène des daras et des enfants talibés. Quand nous épiloguons sur ces derniers, notre coeur saigne et la souffrance nous sumberge. Eduquons, éduquons et encore éduquons notre jeunesse, notre Sénégal d’aujourd’hui et de demain ! Notre fierté parce que notre espèce d’homosenegalensis est en voie de disparition.

Pétrole, gaz et tourisme

Un futur émirat du pétrole et du gaz. Découvertes de gisements de pétrole et de gaz au large du Sénégal et de la Mauritanie. Titres à la Une de certains journaux de la place et ceux de l’international. Qui l’aurait crû il y a une décennie ? Personne il nous semble mais les supputations allaient bon train. Moi personnellement, je n’en parierai pas un kopeck sur ces quantités incommensurables d’or noir et surtout d’or bleu. D’ici quelques années, le Sénégal pourrait être dans le top10 africain des pays producteurs de gaz. Décidément, ce pays semble être sur une belle rampe de lancement. Et cela, Macky SALL et ses bailleurs de fonds venus d’ailleurs le savent pertinemment mais beaucoup d’encre a coulé depuis les découvertes de ces gisements, fruits de toutes les convoitises et de certains agissements exogènes voire de forces occultes. Et de cette manne tombée du ciel, tout le peuple, je pèse bien mes mots, doit s’en bénéficier. De l’inclusivité des ressources minières, l’on devra parler d’ici peu. De cette richesse, tout un chacun devra voir des bénéfices parce que ce sont les sénégalais qui ont fait ce qu’est devenu ce beau pays mais ô combien vilain ! Ces ressources doivent impulser l’économie parce que nous dépendons trop de celle de rente et des exportations. Nous devrons d’ici à 2025 commencer à exporter des produits manufacturés. Mais pourvu qu’il y ait de la volonté du peuple et de ceux qui nous dirigent surtout. Il me plaît de dire que le Qatar n’a pas plus de ressources humaines que nous. Souvenons-nous que ce petit pays du golfe était un caillou transformé en une pierre précieuse. Nous n’avons rien à envier aux qataris sauf le sérieux qu’ils se sont approprié et un dynamisme à faire pâlir de jalousie certains. En effet, la question qui hèle souvent, c’est la manière dont est géré ce Sénégal-là. Cette question simple fait référence à une réponse simple, nous n’avons pas encore ce sérieux et ce culte du travail. Et quid des retombées économiques et du tourisme ? Ce secteur est corrélé au développement de l’économie. L’on ne peut parler de tourisme sans parler de développement des infrastructures, le socle de tout développement humain et social. D’ici peu le Sénégal pourrait retrouver sa gloire touristique et il est inutile de ressasser les aspects climatiques et naturels sans oublier les belles plages que nous avons. En effet, l’espoir fait vivre et prions pour que ce quinquennat du président SALL fasse naître en chacun de nous cette espérance tant rêvée et des envies d’ailleurs.

POUYE Ibra