Home»Contributions»Serigne Mansour SY Djamil est comme une blanche colombe que la bave du crapaud n’atteindra jamais (Par Mounirou Sy)

Serigne Mansour SY Djamil est comme une blanche colombe que la bave du crapaud n’atteindra jamais (Par Mounirou Sy)

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Les propos de Moustapha Diakhaté à l’encontre de Serigne Mansour Sy Djamil sont d’une virulence et d’une malveillance à la fois consternantes et insupportables. Il aurait été vraiment plus juste de leur opposer un simple mépris, mais il s’agit là d’attaques proférées par un haut responsable politique et portées sur un homme de Dieu pieux, honnête, sincère, véridique, et de surcroît Moukhadam de la Tidjanya et Khalife de Serigne Moustapha Sy Djamil (RTA). Depuis Senghor, la Famille de Cheikh Seydi Elhadji Malick Sy 5RTA) s’est régulièrement illustrée dans diverses prises de position politiques qui témoignent d’une réelle volonté d’exercice d’une citoyenneté participative dans la marche de la nation sénégalaise. Serigne Cheikh Ahmad Tidiane SY Al Maktoum (RTA) avait même créé un le Partit Sénégalais de la Solidarité (PSS) et avait pris part aux élections de 1959 en face de Senghor. Cet engagement politique et citoyen est à la fois un droit et un devoir qui continuent à être exercés par plusieurs membres de la famille de Seydi Elhadji Malick SY (RTA).

De pleins droits et devoirs et fort d’une expérience bien enviable, Serigne Mansour SY Djamil a toujours fait montre d’un engagement politique sans faille, dans l’équilibre, la mesure, la courtoisie et le respect inouï de l’autre qu’il a savamment cultivé, en phase avec ses hautes responsabilités dans la Hadara Tidjane et sa haute mission de Khalife de Serigne Moustapha SY Djamil (RTA), fils ainé de Serigne Babacar SY (RTA). Une telle personne mérite beaucoup de déférence et de respect surtout de la part d’individus connus pour être disciple d’une autre obédience confrérique. Les simples d’esprits pourront effectivement interpréter ces critiques mensongères et calomnieuses de Moustapha Diakhaté comme un affront et un manque de respect vis-à-vis des disciples de la Tidjanya.

Il faut admettre que, quel que le statut de l’individu, l’exercice de la politique ne peut être exempt de diatribes et d’attaques puériles pareilles. Serigne Cheikh Al Maktoum (RTA) s’est suffisamment exprimé sur ce qu’il a dû endurer provenant de potentiels bénéficiaires de son engagement, en ce sens qu’il voulait montrer à Senghor que les religieux et les intellectuels de langue arabe ne sont pas des demeurés et que l’islam recommande à ses adeptes de se positionner en sentinelle du bienêtre collectif. Il est évident que les retombées politico-spirituelles obtenues de cet engagement politique en valaient vraiment la peine des diatribes et autres calomnies qui ont été l’œuvre de méprisables ignares.

Quid de l’engagement politique de Serigne Mansour Sy Djamil. De notre part, en tant que proches disciples de la famille de Seydi Elhadji malick SY et de Seydi Ababacar SY (RTA), nous nous garderons, à la hauteur de nos capacités, de proférer des paroles similaires à l’égard d’un petit fils de Serigne Fallou, de Serigne Abdou Lahaat, de Serigne Mouhammadou Lamine Bara ou de Serigne Adbou Khadre Mbacké (RTAs). Je me rappelle encore de la réponse que Serigne Abdoul Aziz Al Amiine (RTA) m’avait servi en 2009 quand je l’ai interpellé sur les mauvaises langues qui se déliaient sur sa proximité avec Abdoulaye WADE. Il m’avait répondu, « je suis considéré comme le porte-parole de la famille de Seydi El Elhadji Malick SY. Et si je montre une quelconque aversion envers le Président Abdoulaye WADE, qui est un disciple de Serigne Touba (RTA), cela peut être interprété comme un dédain vis-à-vis des mourides qui sont au moins mes frères musulmans ». Cette cohésion et cette déférence mutuelle entre communautés religieuses doivent être sauvegardées de toutes nos forces et les contrevenants ne méritent pas de diriger.

En bon adepte du Soufisme, Serigne Mansour Sy Djamil sait mieux que moi décortiquer la face cachée de ces insanités indignes d’un responsable. Le Soufisme (Tassawouf) s’oppose à la vie en reclus comme support approprié de l’ascension vers Allah (SWT). L’exercice d’une activité en ce monde par elle-même n’éloigne d’Allah (SWT) si l’homme n’est pas attaché à ses fruits et s’il ne l’incite pas à oublier l’essence même de son existence qui est l’adoration de son Créateur, Allah (SWT). Dès lors, à toutes les étapes de l’ascension spirituelle, l’homme peut être impliqué dans la vie politique ou sociale, qui est érigé dans le Soufisme, comme le socle fondamental de l’ascension et du perfectionnement spirituels.

Si chaque situation de la vie est considérée comme éducative, alors on peut vivre, côte à côte, avec la plus terrible et méprisable des personnes. On peut être soumis à l’influence la plus grossière sans en souffrir mais en restant au contraire joyeux et calme, et se perfectionner à travers ces types de contacts sociaux. Serigne Mansour Sy Djamil est un de ces guides religieux patriotes et engagés, qui ont accepté et endossé le sacrifice du refus de laisser leur pays sombrer entre les mains inexpertes des politiciens. Il obéit ainsi à ce conseil de notre patron spirituel Mouhammad (PSL), qui recommande d’agir devant le mal, de le combattre par le verbe ou de le condamner. Nonobstant, les invectives, les diatribes et les conjectures de ces politicards spirituellement renfrognés.

Elhadji Mounirou NDIAYE,

Economiste.