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Sonko, j’y crois !!! (Par Cheikh Ngom)

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Cette chronique n’est point une réponse à un article récemment publié par un ami, un frère de notre cher REWMI (le Sénégal au-delà du parti Rewmi) : « J’ai encore choisi Idrissa Seck. ».

Oui c’est vrai que notre cher pays se trouve à la croisée des chemins où il est impératif de choisir une Bonne Personne, un Vrai Président, un Capitaine qui peut retourner cette barque (Sunu Gal) enivrée et qui vogue dans des eaux troubles au risque très probable de chavirement (sur endettement, tension de trésorerie, hypertrophie de l’investissement étranger au détriment de l’expertise nationale, chômage abusif, risque alimentaire, une école abonnée à la rue, des hôpitaux aux moindre soins,…).  Le Sénégal est pauvre, Le Sénégal est fatigué et malade, Le Sénégal est agonissant et moribond (Feu le juge kéba, nous avait pourtant averti, il se retourne sûrement dans sa tombe en maugréant).

Où va-t-on trouver cette Personne ? Elle ne peut venir du ciel (un messie) mais elle peut être un Léo Messie, remarquable joueur de foot au talent indiscutable qui peut changer à tout moment le cours d’un match de par une clairvoyance dans le jeu, une motivation de porter le danger et d’aller de l’avant.

Avant l’indépendance, le Sénégal était la vitrine de la Métropole en Afrique jalousé par ses compères colonies, une représentation où se côtoyaient édifices publics, commerces et banques. Des routes et rails sillonnaient le pays, des hôpitaux bâtis et qui traitaient les pandémies locales, des écoles érigées où sortaient les premiers intellectuels noirs. Actuellement, les bâtiments sont en ruines, le rail est maintenant rouillé et l’école n’éduque plus ou du moins ne forme plus de la bonne graine.

Quels avantages perdus ? Quel gâchis ? A qui imputé cette faute ?

La réponse est là, pas très éloignée de nos yeux. On n’a pas besoin de faire des diagnostics de plus. D’ailleurs, beaucoup d’études sont faites et rangées discrètement aux oubliettes, dans les bibliothèques comme le disent nos frères africains. Le Sénégal est victime principalement de ses hommes politiques de Senghor à Macky pas de son peuple qui lui a exprimé depuis longtemps sa volonté de vivre ensemble dans la paix et la prospérité.

A qui allons-nous right now (dès 2019, un tournant à ne pas manquer) confer le Sénégal, Notre destinée ?

Le Sénégal ne mérite pas ces hommes immuables, éternels et professionnels politiciens qui ont fait leur preuve et montré leurs limites.  Ces politiciens sans âme ni scrupule ont torpillé la noble mission de la gouvernance pour en faire une affaire de royauté (« Ngourou »), de lignée (« kou falou fal say mbock » du frère au griot), de cours (le parti-état ou le parti avant l’Etat).

Changeons-les tous et trouvons une alternative à eux de par des Sénégalais honnêtes et motivés qui font de la politique au service du peuple, rien que pour le peuple et non pour leur part ou pour leur parti.

De ce qu’il nous a montré, le Candidat Ousmane Sonko est incorruptible car il pouvait se taire et bénéficier des privilèges imbus et indus de son corps de métier bien qu’il soit actuellement admis que pour être riche il faut être énarque, douanier ou politicien (médecins et enseignants, allez à la traine). Il a dénoncé et critiqué un état de fait, une gangrène ce qui lui a valu sa radiation. Il pouvait se morfondre dans des voies nébuleuses, sinusoïdales, et tortueuses pour s’enrichir comme crésus sans être inquiété en gardant la bouche bien fermée. Il pouvait également après avoir ingurgité des milliards, signer nuitamment des protocoles ou des combines l’éloignant du pays pour un laps de temps, le temps que les bruits s’estompent (l’argent n’aime pas le bruit).

Autrement, Sonko est motivé comme le dit son nom de parti (« Pastef ») et patriote pour ne pas vendre son pays à des parrains étrangers ou à des loges maçonniques. Ces deux qualités manquent terriblement à ceux qui ont eu à diriger notre pays. Ils disent avoir construits des écoles et hôpitaux mais leurs enfants et proches s’inscrivent et se soignent au-delà des frontières. Ils disent avoir doter le pays d’infrastructures (une Autoroute, un TER, un aéroport au plus,) mais à quel coût sur le dos du « Gorgorlou » qui ne peut jusqu’à présenter manger à sa faim. Ils ont chanté la beauté du pays pour terminer enfin leur vie dans les bras Morphée d’Hélène.

On ne peut reprocher ces griefs à Sonko, il a son peu de tout dans son pays : une modeste maison (pas d’appartements logés aux USA ou aux Iles Féroé), des enfants inscrits à l’école publique (pas envoyés à la Sorbonne, au MIT ou au Cambridge). Le Sénégal ne pourra se développer qu’avec ses authentiques fils comme Sonko, qui vivent avec leurs frères et sœurs de tout bords, les réalités du pays et combattent ensemble la pauvreté et l’injustice, non avec des renégats naturalisés qui reviennent au bercail dès l’approche d’une élection et puis détalent furtivement lorsque la situation n’est plus favorable.

Si on peut oublier et donner une n-ième chance (fut-ce même un 2e mandat) à des politicards qui nous ont abusés à maintes reprises, on peut valablement tenter un changement de Têtes, d’Etat d’esprit, de Système.  In Sonko, we trust.

Cheikh NGOM
*Consultant-formateur – Manager-financier