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UN SOURIRE M. LE PRESIDENT !  (PAR SIDY DIOP)

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C’est une question que je me pose, que d’autres me posent et qui revient toujours dans des discussions avec des amis : Arrive-t-il à notre Président bien aimé de (sou)rire ? Je ne parle pas de ce sourire mécanique, professionnel et passe-partout des politiciens, mais de ce sourire franc et sincère qui vient du cœur, qui permet de se libérer des émotions négatives, de se détendre et de détendre les gens qui partagent avec vous une proximité affective.
Les occasions sont très rares où l’on peut voir notre président distribuer le moindre sourire. Le doux nom de « Mister Niangal » que certaines mauvaises langues lui ont collé lui va si bien. J’entends d’ici ses amis me rétorquer que la lourdeur de ses charges ne lui donne pas le temps de se laisser aller. Mais comment faire le bonheur des Sénégalais si l’on ne donne pas l’air, d’être soi-même heureux ? Pour l’homme ou la femme politique, le rire et le sourire sont des armes de séduction qui permettent de construire une image agréable, joviale, sympathique, contrastant avec l’image sérieuse et quelque peu austère de la fonction politique. Le Président de la République est le thermomètre du bonheur de son peuple. Quand il (sou)rit, en plus de crédibiliser son discours, il distribue le bonheur autour de lui. Le neurobiologiste Sébastien Bohler explique, à ce titre, que la « pression d’optimisme » exercée par la société impose le sourire à celui qui veut « être reconnu comme quelqu’un qui réussit ».
A longueur de discours, le président prétend faire notre bonheur en égrenant la liste de ses réalisations. On ne doit pas le féliciter, c’est lui qui doit nous remercier de lui avoir donné l’opportunité de servir ses compatriotes. Et, la fossette qui apparait quand on sourit rend le merci plus précieux.
LE PLAISIR DE SE SERVIR
A l’opposé de son mari qui, comme Sisyphe, ne semble guère trouver la moindre gaieté à pousser le rocher Sénégal jusqu’au sommet de la montagne Emergence, Madame la Première Dame prend un sacré plaisir à « Servir le Sénégal ». La Mecque, qui a perdu l’un des plus farouches opposants de son mari, est le nouveau terrain d’exposition de ses extravagances.  Sa fameuse « soupe yeel », avec des amies rivalisant de hardiesse dans la manière de montrer leur bonheur à prendre part au banquet mecquois, est de mauvais goût.
Elle peut s’amuser avec les moyens que nous mettons si gracieusement à la disposition de son mari, mais elle n’a pas le droit de nous obliger à nous offusquer de ses écarts. Les pèlerins sénégalais qui s’en sont vertement pris au Délégué général au Pèlerinage pour décrier les conditions de leur séjour à La Mecque doivent penser que la « soupe yeel » obstrue gravement le bon sens.
VENDEURS SANS MARCHANDISE
Ils sont nombreux, dans l’opposition, à prétendre faire le bonheur des Sénégalais mieux que le président Macky Sall. On est même pris par les vertiges de l’absurde avec le nombre impressionnant de candidats à la candidature qui sont allés retirer les fiches pour le parrainage. A six mois de la présidentielle, ces opposants renvoient l’image de vendeurs sans marchandise. Comme des rabatteurs, ils investissent les médias pour vilipender l’offre du parti au pouvoir. Que proposent-ils à la place ? Rien.
Ils ont tous la même parade : « le temps n’est pas encore venu de faire une offre politique ». Il n’y a pas de temps précis, pour un parti politique, pour proposer un programme alternatif. L’offre de gouvernance lui est consubstantielle. Comme une Adn. Le temps est venu de jauger, d’évaluer et de comparer les projets de société et les programmes. C’est seulement à cette condition qu’un vrai débat pourra s’instaurer, toujours préférable aux invectives et aux boules puantes.
Moralité : Le bonheur des Sénégalais sera le fruit de passions collectives, non de chevauchées individuelles.
PS :
Un candidat à la candidature aurait récemment pris une troisième épouse. Il avait été reproché, il y a quelques années, à un leader politique très proche du pouvoir actuel, qui se trouvait dans ce cas, de présenter un risque sérieux d’évasion de secrets d’Etat avec ses ménages multiples. Il est admis, depuis Guy des Cars, qu’en position horizontale, la femme est la maitresse du monde. Pensez donc…
SI. DI
LE BLOG-NOTES DE SIDY DIOP: Le bonheur des Sénégalais